En utilisant les branches d’élagage comme
ressource, le BRF recoupe la gestion des déchets que l’on rencontre sur chaque
territoire.
Les arbres se répartissent sur tout le
territoire par nature. C’est vrai pour la forêt qu’elle soit naturelle ou
implantée par l’homme. L’agriculture et le milieu rural conservent les arbres
dans une certaine harmonie avec les espaces cultivés. Dans le milieu urbain,
l’arbre est utilisé pour ses propriétés d’organisation et d’agrément.
Le bon sens dans l’usage de la technique du
BRF conduit à chercher à utiliser les branches d’élagage au plus près de
l’endroit d’où elles proviennent.
Or la gestion des déchets conduit toujours au regroupement de ceux-ci avec les coûts et l’organisation associés. Sommes-nous
marqués par notre concentration dans les zones urbaines : une
adaptation moderne de l’instinct grégaire ? Depuis 2007, la population
urbaine de la planète a dépassé sa population rurale : n’est-il pas temps
de mettre de la ruralité dans notre urbanité ?
Si l’on sait écouter la petite voix qui sourd
du BRF, les déchets organiques font partie des cycles naturels éprouvés depuis
des millions d’années sur notre planète. Pourquoi alors ne pas chercher à se
ranger sous ce savoir faire pour utiliser son potentiel actif ?
Voici quelques pistes alternatives fondées
sur l’obtention de sols vivants sous BRF :
Constats Solutions
Compostage des déchets organiques[1] Surface BRFée et
jardinage collectif Collecte des résidus de taille[2] Broyage
à domicile et formation au BRF
L’écobuage et ses nuisances[3] Broyage de branches public et/ou
privé
Élagage à façon pour les communes[4] Service communal de broyage BRF
Emprise urbaine sur les forêts[5] Reforestation périurbaine
anticipée sur BRF
Friche industrielle avec sols pollués[6] Phytostabilisation et remédiation sur BRF
La liste peut aisément s’allonger au gré de
l’imagination ce qui donne des idées pour participer aux initiatives de la
prochaine Semaine Européenne de la Réduction des déchets du 20 au 28 novembre
prochains :
http://www.reduisonsnosdechets.fr
[1] Epluchures de fruits et légumes, déchets végétaux de
toute nature, tonte de pelouse, etc.
[2] Ceux obtenus dans la gestion des
espaces verts privés (particuliers) comme publics (petites communes non
équipées).
[3] Rejet de CO2 évitable,
odeurs désagréables, risque d’incendie, perte de carbone pour le sol évitable,
etc.
[4] Les communes sous-traitent souvent
l’entretien de leurs arbres et négligent les déchets, idéaux pourtant pour
faire du BRF.
[5] La destruction des forêts pour
construction devrait être pré-compensée par des reforestations équivalentes sur
BRF.
[6] Friches industrielles mutant en zones
vagues délaissées : le BRF peut efficacement accompagner leur
reverdissement.